Eglise catholique - Diocèse de Cambrai - Cathocambrai.com

Alpha au synode des évêques

Les responsables d'Alpha France invités au Synode des évêques sur la Nouvelle Évangélisation


 

La contribution d'Alpha France au dernier Synode des évêques sur

la Nouvelle Évangélisation

Marc et Florence de Leyritz à Rome du 7 au 28 octobre 2012

 

Qu'est-ce qu'Alpha ?

Qu'est-ce qu'un synode ?

Pourquoi un synode sur la Nouvelle Evangélisation ?

Pourquoi les responsables d'Alpha ont-ils été invités ?

Quel a été leur message ?

 

 

1. Qu'est-ce qu'Alpha ?

 

Alpha est une introduction simple et concrète à la foi chrétienne en quinze sessions, un outil paroissial de première annonce de l’Evangile basé sur l’accueil et la convivialité, le partage et la prière. Chaque session comprend un repas, un exposé et une discussion en petit groupe, où aucune question n’est trop naïve et aucune réponse n’est stéréotypée.

 

Le repas

Offrir un repas ou une collation est une composante essentielle du parcours Alpha. Les invités sont accueillis dans un cadre amical et détendu, et ils ont l’occasion de faire connaissance en profondeur les uns avec les autres.

 

L’exposé

Après le repas, un bref exposé présente les bases de la foi chrétienne dans une perspective de rencontre personnelle avec le Christ. Les enseignements associent témoignage personnel, humour et présentation percutante du coeur de la foi chrétienne.

 

La discussion en petit groupe

Les petits groupes fournissent l’occasion de faire grandir la confiance et l’amitié. Le rôle de l’animateur est de favoriser les échanges, en invitant les participants à partager dans un esprit d’ouverture et de sincérité, sans critique ni jugement. Au sein même du petit groupe, les invités apprennent  l’art de l’écoute, de la lecture de l’Ecriture, et de la prière.

 

 

2. Qu'est-ce qu'un synode ?

 

Le mot synode désigne, dans le christianisme, une réunion, une assemblée délibérative d'ecclésiastiques. Les termes « synode » et « concile » furent longtemps synonymes et interchangeables, sauf au niveau d’un diocèse où on a toujours employé l’expression « synode diocésain ».

 

Le Synode des Évêques est une institution permanente de l'église catholique établie par le Pape Paul VI, le 15 septembre 1965, suite au concile Vatican II. C'est un corps consultatif, constitué d'évêques représentant les conférences épiscopales du monde entier et les dicastères (équivalent des ministères) du Vatican. Le Synode des Évêques est une sorte de "Concile miniature" qui manifeste la collégialité des évêques. Il se réunit périodiquement pour discuter des questions majeures pour l'Église.

 

 

3. Pourquoi un synode sur la Nouvelle Evangélisation ?

 

Le 24 octobre 2010 lors de la messe concluant le 12e Synode des évêques pour le Moyen-Orient, le Pape Benoît XVI avait annoncé le suivant en disant : « On a souvent souligné la nécessité de proposer à nouveau l’Évangile aux personnes qui le connaissent peu, voire qui se sont éloignées de l’Église [...] Le besoin urgent d'une nouvelle évangélisation, a souvent été évoqué… surtout dans les pays qui ont une christianisation ancienne ».

 

Le 13e Synode des évêques s’est donc déroulé au Vatican, du 7 au 28 octobre 2012, sur le thème de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne.

 

 

4. Pourquoi les responsables d'Alpha ont-ils été invités ?

 

Marc et Florence de Leyritz ont été invités par le Saint-Père à participer à ces travaux en tant qu’auditeurs. Cette invitation consacre le développement spectaculaire des parcours Alpha à travers le monde depuis une vingtaine d’années, touchant environ 20 millions de personnes dans tous les pays du monde et dans toutes les confessions chrétiennes.

 

L'intervention qui suit, prononcée devant le Saint-Père et l'assemblée synodale,

  • met l’accent sur l’importance d’une annonce de la foi par les laïcs pour permettre à chacun de faire une rencontre personnelle avec Jésus-Christ.
  • met ensuite en lumière la nécessité d’un mode de gouvernement nouveau adapté aux nécessités de la Nouvelle Évangélisation.

 

 

5. Quel a été leur message ?

 

Très Saint-Père,

chers Pères synodaux,

chers participants au Synode,

 

Nous vous remercions de nous avoir invités à vous apporter le témoignage d’un couple engagé depuis quinze ans dans la première annonce de l’Evangile, avec les Parcours Alpha et la formation de leaders laïcs pour la Nouvelle Evangélisa­tion. Nous avons cinq enfants âgés de 2 à 16 ans. Professionnellement nous conseillons et accompagnons des dirigeants de grandes entreprises sur des sujets humains.

 

1. Encourager les laïcs à annoncer le Kérygme

 

Notre passion depuis 15 ans, c’est l’annonce kérygmatique [la première annonce de l’essentiel de la foi chrétienne qui conduit une personne à reconnaître Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur]  par des laïcs ordinaires, dans la vie ordinaire de la paroisse. Nous vous témoignons que partout où le nom de Jésus est proclamé avec foi et amour, en associant l’écoute et une proclamation simple et forte, le Sei­gneur accomplit des merveilles : des cœurs sont touchés, des vies sont changées, des communautés paroissiales sont renouvelées. Avec Alpha, dans le monde entier, 20 millions de personnes ont fait une expérience qui touche l’intelligence, mais aussi le cœur et la volonté. Beaucoup demandent le baptême et rejoignent la communauté chrétienne locale, des centaines de milliers d’évangélisateurs se lèvent. Partout où l’on fait confiance aux laïcs, où on les encourage pour annoncer le kérygme, eux-mêmes grandissent dans leur vie de foi en témoignant de Jésus. Eux-mêmes ont la joie de voir leurs amis, leurs voisins, leurs parents rentrer dans le Salut

 

Nous vous en prions, chers Pères, donnez cette joie aux laïcs de vos diocèses, encouragez-les à annoncer le Kérygme avec des outils simples et qui permettent la démultiplication pour sortir du désert kérygmatique qu’est devenue notre Eglise. Nous le voyons, les fruits de la Nouvelle Evangélisation sont là, elle est une réalité vivante qui manifeste l’action actuelle du Christ Ressuscité. Mais nous nous posons une question : Sommes-nous prêts pour la Nouvelle Evangélisation au plan pastoral ?

 

Pour réfléchir à cette question, on peut distinguer trois grands processus qui structurent l’évangélisation (cf. Directoire sur la Catéchèse, n° 49) :

 

  1. Une évangélisation première vécue comme un temps de conversion initiale. On ne saurait assez insister sur cette décision de foi
  2. La formation de disciples qui se concrétise par l’offre de divers parcours favorisant l’apprentissage de la vie chrétienne (Ac 2, 42-47)
  3. Le développement de leaders par la reconnaissance du potentiel missionnaire des laïcs et leur déploiement au sein de l’Eglise et de la société.

 

2. Nécessite d’une formation à un nouveau mode de gouvernement pastoral

 

En pratique, peu de pasteurs savent effectivement articuler ces trois processus. Or l’évangélisation ne se réduit ni à sa finalité ni à son contenu. Elle est une dynamique, une série de processus qu’il faut savoir articuler. Paul VI, dans Evangelii Nuntiandi,  souligne que la mission de l’Eglise est d’inviter « tout homme et tout l’homme » à se laisser transformer. Cette transformation conduit de l’incroyance au questionnement, du questionnement à la conversion, de la conversion à la vie de disciple, et de la vie de disciple à la mission :

 

    Incroyance > questionnement > conversion > vie de disciple > mission

 

Pour que la Nouvelle Evangélisation soit efficace et ne se réduise pas à un simple slogan, les pasteurs ont besoin de maîtriser ce pro­cessus, il est fondamental qu’ils sachent articuler ces différentes étapes entre elles. Or c’est une compétence difficile à développer.

 

La Nouvelle Evangélisation requiert donc de nouvelles compétences pastorales et une réflexion sur l’art de gouverner. Dans la période de profondes mutations que nous vivons, nul leader ne peut espérer en faire l’économie. A cet effet nous avons conçu et conduit, au profit de prêtres et d’évêques, des expériences-pilote de formation au gou­vernement pastoral. Les premiers fruits de ces formations sont prometteurs.

 

Nous avons regardé la manière de faire de Jésus, l’évangélisateur par excellence. Cela aide à reconnaitre les principes pédagogiques dont il s’est servi pour évangéliser, former et déléguer. De tels principes sont encore valables aujourd’hui.

 

Ce regard sur le Christ évangélisateur nous aide à mieux comprendre comment organiser l’Église en vue de la nouvelle évangélisation. L’Eglise peut se concevoir comme une « communauté de disciples », c’est-à-dire une communauté qui rassemble des croyants en « état d’apprentissage ». C’est la définition première de ce qu’est un disciple, un apprenant. L’expérience d’Alpha nous montre qu’on ne peut concevoir l’Eglise que comme une communauté d’apprentissage où il fait bon se retrouver pour se mettre à l’écoute de la Parole du Seigneur afin de grandir dans la foi, se former comme disciples, assumer des responsabilités dans l’Église et devenir des missionnaires dans le monde.

 

Les évêques et les prêtres qui suivent ce parcours prennent le temps de creuser des questions importantes pour leur ministère : comment découvrir la vision que Dieu propose ? Comment la faire partager ? Com­ment appeler et faire grandir les personnes associées à la charge pastorale ? Comment garder un équilibre de vie qui permet de tenir sur la durée ? Comme faire fonctionner une équipe en suscitant toute l’énergie et la créativité dont elle est capable ? Comment faire le meilleur usage de leurs talents et des dons spirituels que l’Esprit donne à chaque baptisé pour la croissance du corps ?

 

A ces défis, s’en rajoutent d’autres spéci­fiques au ministère de l’évêque : […] Comment vivre effectivement la collégialité ? Comment vivre en père et en ami vis-à-vis de chaque prêtre ? De la manière dont l’évêque vit concrètement la réponse à ces questions dépend la manière dont les prêtres vivront avec les laïcs.

 

En cette époque de profonde transition, nous suggérons donc humblement un renouvel­lement de la formation au gouvernement pastoral. L’Esprit-Saint suscite déjà à travers toute l’Eglise, à travers toutes les confessions chrétiennes des initiatives fécondes qu’il faut savoir identifier, discerner et transmettre. A nous de nous mettre à l’école du Christ ressuscité qui, encore aujourd’hui, évangélise, forme des disciples et développe des leaders dans son Corps qui est l’Eglise.

 

Le bienheureux pape Jean-Paul II appelait les évêques à l’audace dans leur mission de gouvernement, dans leur rôle de leaders : « Duc in altum ! », avance au large, avance en eau profonde ! Il ajoutait : « Duc in regendo ! » soyez audacieux dans votre charge de gouvernement. Les laïcs, les prêtres ont besoin de l’audace apostolique, la société en a besoin.

 

« Duc in altum ! Duc in regendo ! »

Vatican, 17 Octobre 2012

 

«Sommes-nous pastoralement prêts pour la Nouvelle Evangélisation?»

 

Article publié par Gérard PIQUE • Publié Samedi 31 août 2013 • 2807 visites

Actualités de l'Eglise

Commentaires du dimanche 2 avril
2 avril 2017, 5éme dimanche du Carême, commentaires des lectures bibliques, Marie-Noëlle Thabut,...

Europe, le pape François y croit
Le pape François a apporté, vendredi 24 mars 2017, un soutien appuyé au processus européen,...

Homélie du dimanche 2 avril
Cinquième dimanche de Carême

Mieux habiter l’espace
« Mieux habiter l’espace », thème de la quatrième méditation pour le Carême 2017, à...

« Pour que vive le livre » déclaration de Mgr Bernard Ginoux
À L’OCCASION DU SALON DU LIVRE 2017, DÉCLARATION DE L’INSTANCE LIVRE Tandis que s’ouvre le...

Haut de page